La question de la création monétaire que nous abordons ici est une des plus importantes, sinon la plus importante, à laquelle soit confrontée l'humanité et elle vous concerne comme elle nous concerne tous.
 
    Trop de choses vont mal dans le monde comme la pauvreté, le chômage, les déficits budgétaires, l'endettement des entreprises et des particuliers. Aucun esprit sensé ne pourrait le contester. Inutile,donc, de s'y attarder par une longue description: il est préférable d'en trouver la principale cause et de la supprimer. Le raisonnement que nous vous proposons de suivre est d'une scandaleuse simplicité.
    Il s'effectue en six étapes.
 
Première étape
 
    Le peuple est à l'origine de tous les biens et services disponibles dans le commerce.
    Si vous en êtes d'accord, passez à la deuxième étape.
 
Deuxième étape
 
    S'il n'y avait rien à acheter, la monnaie n'aurait aucune valeur. Autrement dit c'est la présence des marchandises dans les magasins qui fait la valeur de la monnaie. Si vous en êtes d'accord, passez à la troisième étape.
 
Troisième étape
 
    Parce qu'il est producteur de toutes les marchandises qui font la valeur de la monnaie, le peuple est lui-même à l'origine de la valeur de la monnaie. Si vous en êtes d'accord, passez à la quatrième étape.
 
Quatrième étape
 
    Aïe! jusqu'à présent tout est allé très vite. Cette fois, il y a un (petit) préalable à surmonter. Savez-vous ce que signifie l'expression " créer la monnaie ", tout simplement mettre en circulation de la monnaie nouvelle venant s'ajouter à celle déjà existante. Ainsi en 1960 la monnaie en circulation en France (ou masse monétaire) convertie en euros était équivalente à 14 milliards d'euros. En 2004, en raison de l'inflation et de l'augmentation de la productivité, la masse monétaire est de 455 milliards d'euros. Il a donc fallu créer 441 milliards d'euros. Eh bien, puisque nous avons conclu à la troisième étape que le peuple est à l'origine de la valeur de la monnaie, nous affirmons que, seul, le peuple était en droit de créer cette monnaie lui revenant de plein droit. Si vous en êtes d'accord passez à la cinquième étape.
 
Cinquième étape
 
    Aussi surprenant que cela paraisse, l'accroissement monétaire de 441 milliards n'a pas été mis en circulation par l'institut d'émission (ou banque centrale) dont c'était la fonction d'émettre au nom du peuple. Pour compenser cette défaillance, la nation (Etat, entreprises et particuliers), s'est endettée auprès des banques privées. Celles-ci sont parvenues à s'emparer du droit de créer la monnaie par jeu d'écriture et à faire légaliser leur privilège. Avec le cumul des intérêts depuis des décennies, il en coûtait en mai 2004 un endettement public et privé de 1700 milliards d'euros dont les intérêts se montent à 80 milliards d'euros par an.
 
    Pour que les droits et les intérêts du peuple soient respectés, nous demandons:
 
       1. Que soit rendue à l'institut d'émission sa vocation première de créer la monnaie.
       2. Que soit retiré aux banques commerciales leur pouvoir de créer la monnaie en leur interdisant de prêter plus qu'elles n'empruntent.
 
    Si vous en êtes d'accord passez à la dernière étape, sinon.....c'est bien dommage de décrocher si près du but.
 
Sixième étape
 
    Deux prix Nobel: Irving Fisher aux Etats-Unis et Maurice Allais en France sont parvenus aux conclusions énoncées ci-dessus.
    Nous pouvons affirmer que les conclusions précédentes constituent le fondement de l'économie monétaire que l'université ignore superbement!
    La connaissance économique n'a d'utilité que si elle est prolongée par l'action pour améliorer la condition sociale.
    Notre association agit en informant les citoyens et en intervenant tant auprès des élus que des responsables à tous les niveaux.
    Refuser l'inacceptable est un devoir citoyen. Vous pouvez exprimer votre refus en soutenant l'Association pour les Droits Economiques et Démocratiques.
Association pour les Droits Economiques et Démocratiques
L’Association pour les Droits Economiques et Démocratiques, créée en 1995, se fixe pour objectif le désendettement de la France comme des autres nations.
 
Pour y parvenir elle demande le remplacement de la monnaie actuelle obtenue par emprunt bancaire, donc provisoire et coûteuse, par une monnaie non remboursable et sans intérêts, émise par la banque centrale. Cette monnaie est due à la nation pour rémunérer le travail, le recours à l’emprunt ne pouvant être considéré comme une rémunération.
Un petit mot de Denis GAUCI, président de l’ADED.
 
Comme vous le constatez, nous avons un point d'accord fondamental avec l'économie distributive, c'est que nous sommes également partisans de l'émission monétaire par la banque centrale et non plus par les banques privées, ce qui mettrait fin à un endettement totalement injustifié.
 
Par contre nous ne pensons pas que la monnaie en vigueur actuellement soit responsable de la misère du monde, même si elle est capitalisable. Elle  présente l'avantage d'être utilisable partout entre tous les agents économiques.
 
 La monnaie dite "nominative" ferait vite apparaître de graves difficultés lors de son utilisation sans pour autant contribuer efficacement à l'émergence d'un monde plus juste.
 
Nous travaillerions bien volontiers avec l'Economie Distributive sur la base de nos points d'accord.